L'évolution humaine (ou pas)

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Savane

QUOTE«Magré les fossiles trouvés, et les techniques d'analyse de ces cinquante dernières années, il n'y a toujours aucune hypothèse plausible pour l'origine du genre Homo [espèce humaine].»

AUTHOR Bernard Wood (George Washington University), Human Evolution; Fifty years after Homo habilis, Nature 508, 2014

Sommaire

  • Introduction
  • Structure et méthode
  • Définitions
  • Australopithèque (ou australopithecus)
  • L'Homme de Néandertal (ou Néandertalien)
  • Homo erectus (Java man, China man, Homo ergaster)
  • Homo florensiensis, ou Homme de Flores, ou Hobbit
  • Ardipithecus ramidus, Ardipithecus ou Ardi
  • Australopithecus afarensis, afarensis, ou Lucy
  • Homo habilis
  • Australopithecus sediba
  • Homo naledi
  • Conclusion

Introduction

Les découvertes en paléoanthropologie de ces cinquante dernières années donnent un ton très polémique au récit traditionnel de l'évolution humaine. On s'attendait il y a cent ans à ce qu'un consensus émerge rapidement et que des éléments solides viennent fixer et renforcer le scénario évolutionniste. En 2020, on peut dire que ces attentes ne se sont pas matérialisées, le champ de la paléoanthropologie est plus divisé et indécis que jamais.

Chaque année y va de sa nouvelle découverte qui bouleverse la chronologie de l'évolution humaine si bien qu'on ne sait plus quoi penser, si bien que l'image qui se dégage pour le grand public est de plus en plus floue à mesure que les années passent.

L'objectif de ce document est de donner justement de la netteté, et de proposer une lecture scientifique et terre-à-terre des découvertes et travaux des paléontologistes sur l'évolution humaine. La conclusion que vous ferez probablement vous-même après avoir parcouru les citations scientifiques, est qu'il n'y a finalement très peu d'éléments qui nourrissent le récit évolutionniste qui est en fait maintenu par des interprétations extrapolées, des combinaisons frauduleuses de fossiles hommes et de fossiles singes, ou encore des spéculations sans aucune correspondance avec le registre fossile lui-même.

Une partie notable du monde de la paléoanthropologie ne fait plus aucune interprétation évolutionniste des sites ou specimens qui constituent pour le grand public les "preuves" de l'évolution humaine. Pour ne citer qu'elles, Lucy, Australopithecus afarensis, L'homme de Java, l'homme de Flores, l'homme de Néandertal etc.

Vous trouverez dans ce document une synthèse inédite en langue française, incluant plus de 80 citations scientifiques, provenant de journaux prestigueux comme Nature, Science, et de paléoanthropologistes de rang mondial comme Bernard Wood (Université d'Oxford) et Ian Tattersall (musée d'histoire Naturelle de New-York).

Structure et méthode

Le chimpanzé et les autres espèces de singes sont les animaux les plus ressemblants, et les plus proches des hommes sur le plan génétique, "uniquement" 35 millions de paires de base nucléiques diffèrent entre l'ADN chimpanzé et l'ADN humain. La théorie de l'évolution prévoit que tous les êtres vivants descendent d'un ancêtre commun unique. Assez logiquement, Darwin et les évolutionnistes après lui ont determiné que l'homme descendait du singe, ou avait un ancêtre commun avec le singe.

Le champ de la paléoanthropologie, pour ce qui est relatif à l'évolution humaine s'est donc fixé cet objectif simple: trouver les traces de ces milliers, centaines de milliers, millions d'individus, homme-singes, ou singe-hommes, qui séparent l'homme de l'animal, et qui ont forcément existé puisque l'évolution est vraie.

Cette étude sera structurée de la manière suivante: nous allons parcourir, analyser, enrichir par des citations, chacune des découvertes ou ensembles fossiles (Homo habilis, Lucy etc.), qui prouvent, ou donnent des indices probants sur les ancêtres non-humains des humains.

Définitions

Commençons par quelques définitions

Fantastique: Où dominent des éléments surnaturels ou non vraisemblables.

Frauduleux: Entaché de fraude, falsifié.

Extrapolation: Généralisation, déduction hardie à partir de données fragmentaires.

Ensemble composite désigne un regroupement d'os de plusieurs espèces, ou alors plusieurs genres. Typiquement une fosse qui contient des os de cochon et de chimpanzé, ou de chimpanzé et d'humains.

Taxon, groupe, famille, genre seront parfois utilisés de manière indifférente. Ce document traite de l'évolution humaine, il suffira de comprendre qu'il est question d'un côté du groupe Homo, et de l'autre du groupe singe.

Homo, Homo sapiens, humain, homme, espèce humaine, famille humaine désignent ce que tout le monde entend dans la notion de "famille humaine", l'ensemble des individus, des races ou ethnies qui existent aujourd'hui, et celles qui ont éventuellement existé dans le passé et ont disparu. Nous insisterons au cours des chapitres sur l'absence d'intermédiaires entre singes et hommes. Selon la conception évolutionniste, les espèces/familles animales n'existent pas essentiellement, et sont en fait des concepts ou désignations pratiques inventées par les hommes. Nous conclurons à l'opposé de cette conception, la théorie de l'évolution, qui inclut le passage de singes à êtres humains en 300 000 générations n'a aucun ancrage dans le registre fossile, et une plausibilité scientifique très basse.

Famille humaine

Singes

Squelettes

Australopithèque (ou australopithecus)

Australopithèque désigne un ensemble relativement mal défini et dont la catégorisation est l'objet de débats. Nous pouvons dire sans trop prendre de risques qu'il s'agit d'une espèce de singe disparue, leur qualité d'ancêtres du genre Homo est justement l'objet des polémiques.

Le specimen le plus connu est sûrement Lucy, qui est pourtant un squelette composite (fragments retrouvés éparpillés), avec uniquement 40% du squelette, et dont la taille (1,10m) et certains attributs suggèrent plutôt qu'il s'agissait d'un singe.

Lucy

QUOTESMALL«Australopithecus was a mainly quadrupedal animal, like the living African apes. Even when it came down to the ground, it still spent a lot of time standing and walking on all fours.»

QUOTE«australopithèque était un animal principalement quadrupède, tout comme les singes Africains qui vivent aujourd'hui. Même une fois sur le sol, il passait une grande partie de son temps sur ses quatre pattes.»

AUTHOR Cartmill M. et Smith F.H., The Human Lineage p. 177, 2009

Les sites de Hadar (Lucy, Au. afarensis), Olduvai (Homo habilis) contiennent tous les deux des restes singes (catégorisés australopithèques) et des restes Homo. Il y a de bonnes indications pour la cohabitation de ces deux espèces (comme pour les hommes et les mammouths par exemple).

QUOTESMALL«I see no reason that bands of Homo would not have killed and eaten robust australopithecines when they could, just as they killed and ate antelope and other prey animals.»

QUOTE«Je ne vois pas pourquoi des groupes Homo n'auraient pas pu tuer et consommer de la viande australopithèque, de la même manière qu'ils tuaient et mangeaient des antilopes ainsi que d'autres animaux.»

AUTHOR Leakey R. et Lewin R., Origins Reconsidered: In Search of What Makes Us Human, Anchor Books, New-York p. 1992

QUOTESMALL«The discovery of OH 86 suggests that a hominin with a more MHL [modern-human like] postcranium co-existed with Paranthropus boisei and Homo habilis at Olduvai during Bed 1 times»

QUOTE«La découverte de OH 86 suggère qu'un hominidé avec un corps proche-humain a coexisté avec Paranthropus boisei [espèce australopithèque] et Homo habilis [ensemble composite australopithèque et Homo] dans les gorges d'Olduvai, à la période à laquelle s'est formée le "Bed 1" [dépot 1]»

AUTHOR Dominguez-Rodrigo M. et al., Earliest modern human-like hand bone from a new > 1.84 million-year-old site at Olduvai, Nature comm 6, 2015

Le paradigme de la théorie de l'évolution se base notamment sur la lutte pour la survie et la compétition entre les espèces. La cohabitation singe-homme, et surtout australopithèque-homme est plutôt une contre-indication pour une relation ancêtre-descendant.

QUOTESMALL«The australopithecines known over the last several decades from Olduvai and Sterkfontein, Kromdraai and Makapansgat, are now irrevocably removed from a place in a group any closer to humans than to African apes and certainly from any place in a direct human lineage.»

QUOTE«Les australopithèques issus des dépôts de Olduvai, Sterkflontein, Kromdraai et Makapansgat de manière irrévocable ne sont plus considérés comme un groupe proche des humains, mais plutôt proches des singes d'Afrique, ils n'ont pas non plus la moindre place dans la lignée humaine.»

AUTHOR Charles E. Oxnard , Département d'anatomie de l'université de Hong-Kong, The Order of Man: A Biomathematical Anatomy of the Primates p332, 1983

QUOTESMALL«The australopithecines known over the last several decades from Olduvai and Sterkfontein, Kromdraai and Makapansgat, are now irrevocably removed from a place in a group any closer to humans than to African apes and certainly from any place in a direct human lineage.»

QUOTESMALL«no gradual series of changes in earlier australopithecine populations clearly leads to the new species [Homo sapiens], and no australopithecine species is obviously transitional.»

QUOTE«nous n'observons pas de changements graduels chez les australopithèques qui méneraient à une nouvelle espèce [Homo sapiens], aucune espèce australopithèque n'est transitionelle.»

AUTHOR John D. Hawks University of Wisconsin–Madison, Keith Hunley University of New Mexico, Sang Hee Lee University of California, Milford Wolpoff University of Michigan.

De manière générale, les paléontologistes sont d'accord pour distinguer le genre australopithecus du genre Homo, et attacher à australopithecus des caractéristiques principalement simiesques: habitudes arboricoles, longs bras, stature majoritairement quadrupède, cortex cérébral très réduit par rapport aux humains (on le verra, cet élément seul ne suffit pas à distinguer un squelette singe d'un squelette homme). Il est généralement admis cependant que la dentition des australopithèques est beaucoup plus proche de la dentition humaine que celle des autres singes. Faisons au passage un point important sur l'imagerie; les images que l'on peut trouver des australopithèques sont des dessins imaginés à partir de squelettes souvent très fragmentaires, et du récit qui les accompagne, des traits humains sont généralement ajoutés, notamment les yeux ou les pieds, une grande partie des scientifiques ne donnent aucun crédit à ces imageries.

Nous verrons dans les chapitres suivants, notamment Homo habilis, Australopithecus afarensis et Australopithecus sediba, que plusieurs espèces australopithèques sont en fait des associations d'os humain et d'os singes. Et que l'on observe bel et bien deux ensembles distincts et distants, qui n'ont pas de lien de parenté évident ou même probable.

L'Homme de Néandertal (ou Néandertalien)

Le terme Homme de néandertal ou Néandertalien désigne un groupe connu à travers environ 500 squelettes découverts principalement entre le portugal et la Russie ces deux derniers siècles. On sait d'eux beaucoup de choses, notamment qu'ils naviguaient, avaient très probablement un langage complexe, chassaient, cuisinaient, avaient la maîtrise du feu, certain étaient roux, d'autres avaient les yeux bleus. Il s'agit d'une race, ou d'un groupe d'hommes, qui peut avoir disparu, ou alors simplement constituer l'ancêtre, partie des ancêtres de l'homme moderne, notamment des européens.

Il faut noter que leur niveau de technologie était plus avancée que certains groupes humains toujours en existence aujourd'hui, pourtant catégorisés hommes modernes. Par exemples les Sentinelles, un peuple de chasseur-cueilleur sont entre 40 et 200 individus, ils vivent isolés sur une île dans l'océan Indien. Selon plusieurs sources ils n'ont même pas la maîtrise du feu.

QUOTESMALL«The irony is that the scientific community is going to have to come round of the acceptance that the Denisovans and the Neandertals also belonged to the species which all call Homo sapiens»

QUOTE«L'ironie est que la communauté scientifique va devoir se résoudre à accepter que les hommes de Denisova et les hommes de Néandertal appartiennent à l'espèce que l'on appelle Homo sapiens [l'espèce humaine].»

AUTHOR Clive Finlayson (Paléoanthropologiste, musée de Gibraltar), All change: Theories of human ancestry get an overhaul, BBC Science, 2010

QUOTESMALL«If he could be reincarnated and placed in a New-York subway - provided that he were bathed, shaved, and dressed in modern clothing - it is doubtful wheter he would attract any more attention than some of its other denizens»

QUOTE«S'il pouvait être réincarné et envoyé dans le métro de New-York, lavé, rasé et habillé, il est probable qu'il n'attire pas davantage l'attention que les autres passagers.»

AUTHOR Strauss W.L. et Cave A.J.E., Pathology and Posture of Neandertal Man, Quarterly Review of Biology, 32:348-363

QUOTESMALL«The total morphological pattern of Neandertal axial and appendicular remains was fully compatible with erect posture and bipedality of modern humans»

QUOTE«La configuration morphologique du système axial et appendiculaire de Néandertal est intégralement en phase avec la posture bipède et droite des homo sapiens modernes»

AUTHOR Trinkaus E., Pathology and posture of the La Chapelle-aux-Saints Neandertal

QUOTESMALL«Detailed comparisons of Neanderthal skeletal remains with those of modern humans have shown that there is nothing in Neanderthal anatomy that conclusively indicates locomotor, manipulative, intellectual or linguistic abilities inferior to those of modern humans»

QUOTE«Les comparaisons détaillées des squelettes de Néandertal avec ceux des humains modernes révèlent qu'aucun élément de l'anatomie de Néandertal n'indique une locomation, des aptitudes de manipulation, intellectuelles, linguistiques inférieures à celles des humains modernes»

AUTHOR Trinkaus E., Hard Times Among the Neandertals, Natural History 87(10):58-63, 1978

L'ADN de ces hommes a fait l'objet de plusieurs séquençages, rien n'indique une condition non-humaine, ni pre-humaine, ce sont des humains (ou Homo sapiens), au même titre que les Pygmées Rampasasa et les indiens d'amérique.

Reconstitution néandertalien

Une imagerie d'homme des cavernes, de brute, ou même d'homme-singe parfois était associée à l'homme de Néandertal. Ce n'est quasiment plus le cas aujourd'hui, même dans les musées.

QUOTESMALL«The morphological variability within sites … makes a separation between Neandertals and Homo sapiens in these localities impossible and demonstrates a great range of variation within a unique population»

QUOTE«La grande variabilité que l'on constate sur un même site … ne nous permet pas de séparer Néandertal et Homo sapiens, cela démontre une grande variabilité au sein d'une population unique»

AUTHOR Arensburg G., From sapiens to Neandertals: rethinking the Middle East

Il est intéressant de noter que des squelettes néandertaliens sont retrouvés côte à côte avec des squelettes Homo sapiens. La séparation n'a aucun sens, ces deux groupes ont cohabité et engendré une descendance. On pourrait presque parler de la même manière des Gaulois et des Francs au Vème siècle.

QUOTESMALL«We are of the opinion that the variability found amongst the fossil people of Mount Carmel is greater in degree and in kind than is to be observed in any local community of modern times.»

QUOTE«La variabilité que l'on trouve parmi les fossiles du mont Carmel est plus grande que celle qu'on peut trouver dans n'importe laquelle des communautés des temps modernes»

AUTHOR McCown T. et Keith A. The Stone Age Man of Mount Carmel: The Fossil Human Remains from the Levalloiso-Mousterian

QUOTESMALL«Many would say that a species is a group of organisms that can produce fertile offsping with each other and cannot do so with members of other groups. From that perspective we have shown that Neanderthals and modern humans were the same species»

QUOTE«Beaucoup définissent une espèce comme un groupe d'organismes qui peuvent produire une descendance fertile, et qui ne peuvent pas faire de même avec d'autres groupes. Selon cet angle de vue, nous avons montré que Néandertal et les humains modernes appartiennent à la même espèce»

AUTHOR Paabo S., Neanderthal Man: In Search of Lost Genomes, p. 237

QUOTESMALL«The multiple instances of gene flow now documented among hominin groups show that modern humans were part of what one could term a 'hominin metapopulation' - that is, a web of different hominin populations, including Neanderthals, Denisovans and other groups, who were linked by limited, but intermittent or even persistent, gene flow»

QUOTE«Les flux génétiques qui sont maintenant documentés pour les groupes hominin montrent que les humains modernes faisaient partie de ce que l'on pourrait appeler une métapopulation hominin, c'est à dire une toile de plusieurs populations hominidés, qui inclut les Néandertaliens, les hommes de Denisova et d'autres groupes. Ces groupes avaient des correspondances génétiques limitées, intermitentes ou persistentes.»

AUTHOR Paabo S, The diverse origins og the human gene pool, Nature Reviews 16:313-314 2015

QUOTESMALL«Put together, this evidence shows us that humans formed an interwoven network of populations with varying degrees of gene flow between them.»

QUOTE«Les preuves montrent que les êtres humains forment un réseau de populations avec des réccurences génétiques variées de l'une à l'autre»

AUTHOR Clive Finlayson (Paleo-expert, directeur du mudée de Gibraltar), BBC news, December 30 2010

QUOTESMALL«There is now good evidence that Neanderthals were cognitively sophisticated, displaying many of the cognitive traits that were traditionally regarded as proxies for modern human cognition, notably including language»

QUOTE«Nous avons maintenant beaucoup d'éléments qui montrent que les hommes de Néandertal étaient sophistiqués sur le plan cognitif, ils possédaient les facultés cognitives que l'on requiert traditionnellement pour qualifier une population d'humaine, notamment le langage»

AUTHOR Johansson S., The thinking Neanderthals: what do we know about Neanderthal cognition? 613-620 2014

Nikolai

QUOTESMALL«The evidence for cognitive inferiority is simply not there. What we are saying is that the conventional view of Neanderthals is not true»

QUOTE«Les preuves de l'inferiorité cognitive des hommes Néandertals sont simplement inexistantes. Nous soutenons que l'image conventionelle des hommes de Néandertal est fausse.»

AUTHOR University of Colorado at Boulder, Avril 2014

Reconstitution, squelette néandertalien

Conclusion: L'homme de néandertal est un homme. Homme des cavernes, ou nomade très probablement, en tout cas il n'y a aucun élément qui puisse nourrir le récit évolutionniste. Ils avaient une technologie plus avancée que certaines ethnies isolées et "primitives" qui existaient jusqu'à une période très récente, ou même existent toujours. Si ils n'étaient pas si peu nombreux, on pourrait presque parler de la même manière des indiens d'amérique ou des indonésiens, Néandertal est une race tout au plus.

Homo erectus (Java man, China man, Homo ergaster)

Le premier specimen d'Homo erectus a été trouvé en 1891 par Eugène Dubois. Homo erectus désigne de nombreux specimen, parfois très fragmentaires, souvent un crâne seul avec ou sans dents. Les caractères distinctifs sont la taille, anormalement petite si on la compare aux humains modernes, un volume crânien réduit, et éventuellement des difformités. Environ 300 crânes ou fragments sont aujourd'hui catégorisés Homo erectus.

Il est généralement admis que L'homme de Java (Java man), China man, et Homo ergaster désignent des sous-groupes de Homo erectus, ou alors les mêmes particularités morphologiques que Homo erectus.

Se reporter aux images d'hommes et femmes atteints de microcéphalie et du syndrome de Laron, chapitre Homo floresiensis

QUOTESMALL«No longer is Homo erectus a clearly definable taxon temporally, morphologically or even geographically»

QUOTE«Homo erectus est un taxon qui n'est pas clairement définissable, sur le plan temporel, morphologique et même géographique»

AUTHOR Day M.H., Guide to Fossil Man, University of Chicago Press

QUOTESMALL«Homo erectus is distinct from modern man (Homo sapiens), but there is a tendency to exaggerate the differences. […] the range of variation of many features of Homo erectus falls within that of modern man.»

QUOTE«Homo erectus est distinct de l'homme moderne (Homo sapiens), mais il y a une tendance à exagérer les différences. […] la variabilité de plusieurs propriétés de Homo erectus est la même que celle de l'homme moderne.»

AUTHOR Laster G.W., Physical Anthropology, New-York 284 pp. 1973

QUOTESMALL«In our view, there are two alternatives. We should either admit that the Homo erectus/Homo sapiens boundary is arbitrary and use nonmorphological (i.e. temporal) criteria for determining it, or Homo erectus should be sunk [into Homo sapiens].»

QUOTE«De notre point de vue il y a deux alternatives. Nous devons admettre que la frontière Homo erectus/Homo sapiens est arbitraire et ne se base pas sur des critères morphologiques, mais est déterminée par des critères temporels, ou alors Homo erectus doit être inclut à Homo sapiens.»

AUTHOR Wolpoff M.H., Modern Homo sapiens Origins: A General Theory of Hominid Evolution Involving the Fossil Evidence from East Asia

Homo erectus, crânes

QUOTESMALL«Does Homo erectus exist as a true taxon or should it be sunk into Homo sapiens ?»

QUOTE«Homo erectus existe-t-il vraiment en tant que taxon unique ? Ou doit-il être inclut à Homo sapiens ?»

AUTHOR Day M.H. Guide to Fossil Man, University of Chigcago, p408 (1986)

Les paléontologistes sont généralement d'accord pour inclure le squelette Turkana Boy parmi Homo erectus. Ce squelette révèle une structure humaine de toute évidence. Il est intéressant de constater que les squelettes complets appartiennent catégoriquement à un genre ou à un autre (singe ou homme). Les interprétations évolutionnistes sont souvent nourries par ce qui n'existe pas, par les trous, qui laissent du coup un champ à l'imagination et à la spéculation.

Turkana boy

QUOTESMALL«… is he a missing link? The answer must be no. Not as a being who stood halfway between the apes and modern humans - the skeleton is too human-like for that.»

QUOTE«[Turkana boy] est-il un chaînon manquant ? La réponse est non. Le squelette n'est pas intermédiaire entre les singes et les hommes modernes, il est trop humain pour cela.»

AUTHOR Reader J., Missing Links, Oxford University Press, p. 146, 2011

QUOTESMALL«When we find that significant differences have developed, over a short time span, between closely related and contiguous peoples, as in Alaska and Greenland, and when we consider the vast differences that exist between remote groups such as Eskimos and Bushmen, who are known to belong within the single species of Homo sapiens, it seems justifiable to conclude that Sinanthropus (Peking man) [later renamed Homo erectus] belongs within this same diverse species.»

QUOTE«En constatant que des différences signicatives peuvent apparaître en peu de temps, entre des populations voisines, par exemple l'Alaska et le Groéland. En constatant également les vastes différences qui existent entre des groupes distants comme les Esquimaux et les San [ou Bochiman] qui pourtant appartiennent à la même espèce Homo sapiens, il semble raisonnable de conclure que Sinanthropus (Peking man) [inclut plus tard dans Homo erectus] appartient à cette même espèce hétérogène [Homo sapiens].»

AUTHOR Laughlin W.S., Eskimos and Aleuts: Their Origins and Evolution, Science, 1963

Conclusion: on rencontre avec Homo erectus un problème récurrent dans la paléoanthropologie: des squelettes incomplets, quelques difformités sur quelques os, pas de consensus clair sur les caractères qui définissent précisément ce taxon. Sur la base de ces éléments, des extrapolations fantastiques, et des conclusions ultra-spéculatives, évidemment très motivées idéologiquement, que cela soit intentionnel ou non. Heureusement de nombreux paléoanthropologistes gardent la tête sur les épaules et fournissent des explications raisonnables, réalistes et simples. Les difformités qui sont constatées chez Homo erectus sont parfaitement explicables pour des individus de petite taille, malades ou juste en mauvaise santé, avec un haut degré de consanguinité, ou les quatre en même temps (se reporter au chapitre suivant Homo floresiensis pour des présisions sur les maladies). Les Homo erectus sont des hommes, si l'on entend "Homo sapiens" comme synonyme de "espèce humaine", alors Homo erectus fait partie de Homo sapiens.

Homo florensiensis, ou Homme de Flores, ou Hobbit

En 2003 une équipe de chercheurs menée par Michael Morwood découvre sur l'île de Flores en Indonésie un squelette partiel, accompagné d'un crâne quasi-complet. Il s'agit du specimen LB1, la taille du squelette est de 1,09 mètres, la boîte crânienne a un volume environ 3 fois inférieur à la moyenne humaine, les caractères et notamment les dents indiquent le stade adulte. A noter également, des asymétries au niveau du visage et plusieurs anormalités. Peter Brown, un des paléontologues aurait très rapidement proposé l'explication de l'être humain ou de la population en mauvaise santé, Morwood avait une autre idée en tête et a choisi d'en faire une espèce à part entière: Homo floresiensis.

14 specimen Homo floresiensis ont été recensés depuis, avec une taille de 1,30 mètres en moyenne, on peut noter que les populations toujours vivantes sur l'île de Flores (Pygmées rampasasa) mesurent en moyenne 1,45 mètres.

Grotte, Liang Bua

LB1

QUOTESMALL«Flores [Hobbit] may represent a congenitally abnormal individual drawn from a small bodied population of H. sapiens. …results from founder effects, genetic isolation and a high inbreeding coefficient.»

QUOTE«L'homme de Flores [Hobbit] semble être le résultat d'une anomalie congénitale issue d'une population Homo sapiens de petite taille. Le résultat donc de l'effet fondateur [peu d'ancêtres communs pour une population donnée], de l'isolation génétique et d'un haut coefficient de consanguinité.»

AUTHOR Paloanthropologist Lee Berger (University of the Witwatersand), Small-bodied humans from Palau

QUOTESMALL«… if this population [Homo floresiensis] had been islated genetically up until the very recent past, how can identical anatomical features shared by members of the putatve new taxon and subsequent H. sapiens [i.e., the Rampasasa pygmies that live near Liang Bua Cave] be explained? Alternativly, if contact and interbreeding did occur, how could separate species status for H. floresiensis be justified?»

QUOTE«… si cette population [Homo floresiensis] était restée isolée génétiquement jusqu'à une période très récente, comment aurait-on expliqué les similarités anatomiques entre ce taxon exclu de la famille humaine [Homo floresiensis] et Homo sapiens [Les Pygmées Rampasasa qui vivent proche de la grotte Liang Bua] ? Si ces deux populations ont bel et bien été en contact, comment peut-on justifier la classification de Homo floresiensis comme une espèce distincte ?»

AUTHOR Jacob T. et al, Pygmoid Australomelanesian Homo sapiens skeletal remains from Liang Bua

QUOTESMALL«About two and half a years ago, it all clicked. I could see that all signs of the bones were compatible with Down's syndrome. There are about 20 or so characteristics that are matching. There is not a single characteristic of LB1 that doesn't match»

QUOTE«Il y a deux ans et demi les choses se sont précisées. Les os correspondent au syndrome de Down. Environ 20 caractéristiques correspondent. Il n'y a pas un seul caractère de LB1 qui ne corresponde pas. »

AUTHOR Callaway E., Hobbit mystery endures a decade on. Nature News (22 october 2014)

QUOTESMALL«LB1 is not aberrant, but is instead representative of a long-term, morphologically unique, small-bodied population with a configuration of features never recorded in normal or pathological H. sapiens.»

QUOTE«LB1 n'a rien d'aberrant, ces os sont représentatifs d'une population de petite taille, unique sur le plan morphologique, isolée sur une longue période, les propriétés morphologiques n'ont simplement pas de correspondance avec une condition Homo sapiens normale, ou même pathologique connue.»

AUTHOR Morwood M.J. et al. Further evidence for small-bodied hominins from the Late Pleistocene of Flores, Nature 437:1012-1011, 2005

QUOTESMALL«The skeletal anormalities, such as reduced chins, can be found in other people groups including the nearby Rampasasa pygmies, or can otherwise be explained by a process known as insular dwarfism»

QUOTE«Les anomalies du squelette, le menton reculé par exemple, peuvent être constatées dans d'autres groupes, parmi eux les Pygmées Rampasasa, cette propriété peut aussi être expliquée simplement par le nanisme insulaire.»

AUTHOR Jacob T., Pygmoid Australomelanesian Homo sapiens skeletal remains from Liang Bua, Flores: Population affinities and pathological abnormalities, Proc Natl Acad Sci, USA 103 (36):13412-13426, 2006

QUOTESMALL«[rotation of teeth within the maxilla and mandible, and dental agenesis] are not argued to be taxonomic markers, but their occurence in specipens from both Palau and Flores is notable, as they may be parallel results from founder effects, genetic isolation and a high inbreeding coefficient… This finding would be consistent with the argument that Flores LB1 may represent a congenitally abnormal individual drawn from a small bodied population of H. sapiens»

QUOTE«[La rotation des dents de l'os maxillaire, de l'os mandibulaire et l'agénésie dentaire] ne sont pas des marqueurs taxonomiques, leur occurence chez les specimens de Palau et Flores est notable. Ces anomalies peuvent résulter de l'effet fondateur, l'isolation génétique, et un haut degré de consanguinité… Cette lecture serait consistante avec l'argument selon lequel le specimen Flores LB1 résulte d'une anomalie congénitale et est issu d'une population Homo sapiens de petite taille.»

AUTHOR Berger L.R. et al., Small-bodied humans from Palau, Micronesia, PLOS ONS 3(3):el1780, 2008

Syndrome de Laron

Microcéphalie

Consanguinité

QUOTESMALL«Anatomical and physiological changes associated with insular dwarfism can be extensive, with dramatic modification of sensory system and brain size, and certainly exceed what might be predicted by the allometric effects of body size reduction alone»

QUOTE«Les changements anatomiques et physiologiques associés au nanisme insulaire peuvent être importants, avec des modifications profondes du système sensoriel et de la taille du cerveau, ces changements excèdent ce qu'on peut attendre des seules conséquences allométriques [relative au développement des organes] d'un corps de petite taille»

AUTHOR Weston E.M, et Lister E.M., Insular dwarfism in hippos and a model for brain size reduction in Homo floresiensis, Nature 459:85-88, 2009

QUOTESMALL«Island dwarfing is well known among mammals. Released from predation pressure or constrained by restricted resources, and limited by population size, the phenomenon can be dramatic.»

QUOTE«Le nanisme insulaire est un phénomène connu chez les mammifères. Libérés de la pression des prédateurs, contraints par des resources limitées, et donc limité en terme de taille de population, les conséquences peuvent être désastreuses.»

AUTHOR Lahr M.M et Foley R., Human evolution writ small, Nature 431:1043-1044, 2004

QUOTESMALL«The describers originally proposed that the H. floresiensis was the end product of a long period of isolation of H. erectus or early Homo on a small island, a process known as insular dwarfism.»

QUOTE«Il a été proposé initiallement que H. floresiensis était le produit d'une longue période d'isolation sur une île de H. erectus ou une espèce primitive d'Homo, le phénomène en question étant le nanisme insulaire.»

AUTHOR Argue D., Homo floresiensis: microcephal, pygmoid, Australopithecus or Homo ? Human Evolution 51, 2006

QUOTESMALL«We also suggest abandoning the name Homo floresiensis to designate small Homo erectus and we recommend putting Homo floresiensis into synonymy with Homo erectus»

QUOTE«Nous proposons que le nom Homo floresiensis désignant un Homo erectus de petite taille soit abandonné, aussi nous proposons que Homo floresiensis soit un synonyme de Homo erectus»

AUTHOR Zeitoun V. et al. Phylogenetic analysis of the calvaria of Homo floresiensis, Académie des Sciences, 2016

QUOTESMALL«… patients with Laron Syndrome […] revealed striking morphological similarities, including extremely small stature and reduced cranial volume. … In contrast to Morwood's statement (2005) that LB1 manifests a combination of primitive and derived features that dictate exclusion from the species sapiens, we have herein offered evidence to suggest that LB1 is but a local individual in a highly inbred, probably pygmy-like population (of Homo sapiens) in whom a mutation of the GH rexeptor has occured»

QUOTE«… Les patients avec le syndrome de Laron […] ont révélé des similarités morphologiques étonnantes, parmi lesquelles une petite taille, une réduction du volume crânien. … Par opposition aux opinions de Morwood (2005), à savoir que LB1 présente une combinaison de caractères primitifs et dérivés, et se situe en dehors de l'espèce sapiens, nous présentons des éléments qui suggèrent que LB1 n'est rien d'autre qu'un individu issu d'une population similaire aux pygmés, avec un haut degré de consanguinité, et qui a subit une mutation sur le récepteur GH [hormones de croissance]»

AUTHOR Heshkovitz I. et al., Comparative skeletal features between Homo floresiensis and patients with primary growth hormone insensitivity (Laron syndrome), Am J Phus Anthropol 134(2):198-298, 2007

QUOTESMALL«The cognitive capabilities of early hominins, however, should not be underestimated, as indicated by the technology of stone artifacts associated with Hobbit at Liang Bua»

QUOTE«Les capacités cognitives de premiers hominins ne doivent pas être sous-estimées, Les artefacts associés à Hobbit à Liang Bua [Homo floresiensis] indiquent la maîtrise d'outils de pierre.»

AUTHOR Morwook M.J., Archeology and age of a new hominin from Flores in eastern Indonesia, Nature 431:1087-1091, 2004

QUOTESMALL«The question of how H. floresiensis - or its predecessors - arrived on Flores is an important one because Flores would always have been an island that was at least 19 km from other islands on the Sunda Shelf, even when sea levels were over 100m lower than today.»

QUOTE«Il serait important de savoir comment H. floresiensis, ou ses ancêtres, sont arrivés sur l'île de Flores, même si le niveau de la mer était 100 mètres plus bas qu'aujourd'hui, cela fait toujours une distance de 19km avec l'île la plus proche Sunda Shelf.»

AUTHOR Denell R.W., The origins and persistence of Homo florensiensis on Flores: biogeographical and ecological perspectives, Quaternary Sci Rev 96:98-107, 2014

QUOTESMALL«If the ancestors of H. floresiensis really made watercraft to reach the island, this would be surprising, because such behavior is usually considered to be exclusive to our species»

QUOTE«Si les ancêtres de H. floresiensis ont réellement construit une embarcation pour rejoindre l'île, cela serait surprenant, cette capacité est habituellement exclusivement associée à notre espèce.»

AUTHOR Stringer C., Humans: From the Beginning: from the first apes to the first cities (2014)

Conclusion: nous sommes sensiblement sur le même créneau que Homo erectus. Au moment de la découverte des squelettes Homo floresiensis, il aurait suffit de les comparer avec les habitants des îles voisines, et les conclusions auraient été logiques et sûrement très proches de la réalité. Malheureusement les mêmes spéculations infondées, et raisonnements ultra-spéculatifs ont été faits encore et encore. La relecture des paléoanthropologistes et experts est quasiment unanime, la petite taille, et les difformités de l'Homme de Flores s'expliquent très bien par le phénomène du nanisme insulaire, à savoir une combinaison de maladies et anomalies liées à la consanguinité (faible population) et à un mauvais régime alimentaire. Le docteur Israel Hershkovitz propose non sans raison la piste du syndrome de Laron. Les ancêtres de Homo floresiensis ont navigué 19km pour s'installer sur l'île, 99.9% des hommes modernes du XXIème siècle sont incapables de faire cela. Tout indique qu'il s'agit encore une fois d'une population humaine.

Ardipithecus ramidus, Ardipithecus ou Ardi

Le cas d'Ardipithecus ramidus est intéressant, nous parlons ici d'un seul specimen. Les fragments ont été retrouvés par Tim White et son équipe, sur une zone étendue, les restes n'étaient pas liés entre eux ou proches les uns des autres comme pour Homo floresiensis par exemple. C'est la raison pour laquelle une analyse complète n'a été publiée qu'en 2009, 17 ans après la découverte des os en 1992.

Ardipithecus

QUOTESMALL«No skeletal parts were found articulated.»

QUOTE«Aucune partie du squelette n'a été retrouvée articulée avec une autre.»

AUTHOR Tim White et al., Ardipithecus ramidus and the paleobiology of early hominids, Science 326(75-86), 2009

Ce qui a a pu nourrir l'imaginaire, ou désorienter des chercheurs qui sont déjà partiellement aveuglés ou biaisés par un désir de trouver le "chaînon manquant", c'est la dentition de Ardipithecus ramidus. Les dents sont légèrement différentes de celles d'un chimpanzé moderne. La forme du crâne est pourtant très similaire à celle d'un chimpanzé, ou en tout cas pas similaire à celle d'un humain.

Ardipithecus

QUOTESMALL«… it is important to recognize that during the late Miocene a number of Eurasian hominids (for example, Oreopithecus, Ouranopithecus and Gigantopithecus) also developed small canines in conjunction with reduced canine-premolar honing, presumably as a result of parallel shifts in dietary behavior in response to changing ecological conditions. Thus, these changes are in fact not unique to hominins [human ancestors]»

QUOTE«… il est important de reconnaître que pendant la fin du Miocène, un grand nombre d'hominids Eurasiens (par exemple Oreopithecus, Ouranoputhecus et Gigantopithecus) ont également obtenu des petites canines, en combinaison avec des prémolaires moins saillantes, probablement en réponse à une perturbation du régime et de l'environnement. Par conséquent, ces propriétés ne sont pas propres aux hominins (ancêtre des hommes).»

AUTHOR Wood B. and Harrison T., The evolutionary context of the first hominins, Nature 470:347-352, 2011. Harrison quoted in: Harmon K., was "Ardi" not a human ancestor after all. Sci Am, February 16, 2011. Kaplan M., The con of convergence, Nature News, 16 February 2011

Au. ardipithecus

QUOTESMALL«It really doesn't differ from apes, and that's the surprising thing. It is fully apelike»

QUOTE«Il [Ardipithecus] n'a pas vraiment de différence avec les singes, c'est cela qui est surprenant. Il est intégralement singe.»

AUTHOR Tim White, University of California Berkeley, quoted in Zorich Z., Ardipithecus: ape or acestor?

La patte inférieure est une patte de singe.

Ardipithecus, patte supérieure

QUOTESMALL«I see nothing in the foot that suggest bipedality»

QUOTE«Rien au niveau du pied ne suggère une bipédie.»

AUTHOR W. Jungers, SUNY Stony Brook, quoted in: Shreeve J., Oldest Skeleton of Human Ancestor Found

QUOTESMALL«Ardipithecus wrist joint is that of a palmigrade quadruped…»

QUOTE«Le poignet de Ardipithecus est celui d'un palmigrade quadrupède…»

AUTHOR Sarmiento E.E., et Meldrum D.J., Behavioral and phylogenetic implications of a narrow allometric study of Ardipithecus Ramidus

Conclusion: Heureusement que le ridicule ne tue pas. Tout indique que c'est encore une fois les dispositions évolutionnistes et idéologiques qui ont guidé la promotion et l'invention du terme Ardipithecus ramidus, les os en bon état sont explicites, il s'agit d'os de chimpanzé ou de singe, l'anomalie de la forme des dents peut s'expliquer par le régime alimentaire. Il faut aussi rappeler sans cesse qu'on parle d'une reconstitution (bout d'os éparpillés sur une zone étendue), l'affirmation selon laquelles ces bout d'os de singe appartiennent au même individu est déjà aventureuse, que dire alors de l'inclusion d'Ardipithecus ramidus dans un récit évolutionniste de transformation des espèces et d'évolution singe-homme ?

Australopithecus afarensis, afarensis, ou Lucy

Lucy est le nom donné à un squelette partiel retrouvé par le célèbre paléoanthropologiste Donald Johanson, dans la région d'Afar en Ethiopie. Plus de 400 specimen ont été attribués à Australopithecus afarensis depuis, il s'agit cependant souvent de quelques os, retrouvés sur une zone étendue, et regroupés plus ou moins arbitrairement. Le squelette de Lucy est le plus complet, c'est un squelette composite, la plupart des fragments ont été retrouvés séparés des autres, la totalité des os représente environ 20% d'un squelette complet (homme ou singe).

Il est à noter que sur ce même site ou des os d'animaux et de singe furent trouvés, Johanson trouva un bout de fémur, dont la jointure avec le genoux indiquait une origine humaine, ou en tout cas suggérait la bipédie. Cet os a été daté à 3,1 millions d'années.

Lucy

QUOTESMALL«Owen pointed out a lip of bone on the outer edge of the femur that helps hold the kneecap in place. A human's knee has this same feature, a chimpanzee's does not»

QUOTE«Owen m'indiqua un os sur le côté du fémur qui maintient le genoux en place. Le genoux humain a la même configuration, mais pas celui d'un chimpanzé.»

AUTHOR Johanson D., et Johanson L., Ancestors: In Search of Human Origins, New-York p54

QUOTESMALL«What was a modern looking human knee doing among fossils that were millions of years old?»

QUOTE«Que faisait le genoux d'un être humain moderne au milieu de fossiles vieux de plusieurs millions d'années ?»

AUTHOR Johanson D., et Johanson L., Ancestors: In Search of Human Origins, New-York p54

Non loin du site de Hadar, Mary Leakey, une autre paléontologiste travaillait sur le site de Laetoli, où l'on a découvert les fameuses 70 empreintes humaines de Laetoli, datées à environ 3,8 millions d'années.

Empreintes de Laetoli

Que l'on donne du crédit aux datations ou pas, il était clairement indiqué qu'il y avait dans cette région des restes humains, et des restes singes (ou australopithèques). Mary Leakey et Donald Johanson s'étaient d'ailleurs initialement accordés sur cette conclusion, celle des deux espèces. Un jour, Johanson décida de mixer toutes les découvertes des sites d'Hadar et de Laetoli en un seul ensemble, il partait entre autre du principe qu'il n'y avait pas d'Homo sapiens il y a plus de 3 millions d'années, les empreintes appartenaient forcément à une autre espèce, Australopithecus africanus (et Lucy) était né.

Le fémur partiel appartient probablement à un Homo sapiens. Une machoîre retrouvée sur le même site suggère plutôt une origine chimpanzé, en témoigne l'espace entre les incisives et les canines, ainsi que les canines proéminentes.

Au. afarensis, mâchoire

C'est la même chose pour une tête de fémur (fragment AL 333-3 que l'on peut voir à droite sur la première image), la partie du fémur fixée au bassin. Il s'agit distinctement d'un os humain.

QUOTESMALL«[AL 333-3] remarkably modern in most aspects of its morphology»

QUOTE«[AL 333-3] a une morphologie humaine, remarquablement moderne [dans le sens Homo sapiens moderne]»

AUTHOR Stern J.J.T., et Susman R.L., The locomotor anatomy of Australopithecus afarensys, Am J Phys Anthropol 60, 1983

QUOTESMALL«This conclusion [two species hypothesis] is supported in part by the work of Senut and Tardieu (1985) who see two forms of locomotor anatomy present from the examination of knees and elbows. One is more arboreally adapted and the other is more bipedally adapted. This they do not accept as possible in a widely sexually dimorphic single species, thus they favor specific or even generic separation of the Hadar remains into two groups»

QUOTE«Cette conclusion [l'hypothèse des deux espèces] est supportée d'une part par les travaux de Senut et Tardieu (1985) qui ont identifiée deux formes de locomation en examinant les genoux et les coudes. L'un est adapté à une condition arboricole [animal qui grimpe aux arbres], l'autre adapté à la bipédie. Ils ne conçoivent pas que cela soit possible pour une seule espèce avec un dimorphisme sexuel important [différences anatomiques importantes entre femelle et mâle], par conséquent ils privilégient la séparation des restes du site Hadar en deux groupes.»

AUTHOR Day M.H., Guide to Fossil Man, p. 256, 1985

QUOTESMALL«The Hadar postcranial fossils support the proposal that the extreme size variation is better interpreted as more than one species. This possibility takes on added significance in light of accumulating evidence that demonstrates two morphological patterns in postcranial and cranial anatomy. Features which support different patterns cannot easily be accommodated with one species»

QUOTE«Les fossiles postcraniens [situés à l'arrière du crâne], et la très haute variabilité des dimensions indiquent plusieurs espèces et non une seule. L'accumulation des éléments qui révèlent deux schémas morphologiques et crâniens ajoute du crédit à cette hypothèse. Il y a plusieurs morphologies, cela se concilie difficilement avec la thèse de l'espèce unique.»

AUTHOR Zihlman A. Australopithecus afarensis, two sexes or two species? Hominid Evolution: Past, Present and Future, pp213-220, 1985

QUOTESMALL«[Afarensis is] two separate species of hominin with two very different locomotor repertoires.»

QUOTE«[Afarensis désigne] deux espèces distinctes, avec deux systèmes de locomotion distincts [arboricole, et bipède/humain]»

AUTHOR Harcourt-Smith W.E.H. et Aiello L.C., Fossils, feet and the evolution of human bipedal locomotion, Journal of Anatomy 204, p.409, 2004

QUOTESMALL«According to this criteria [hominids vs pongoids distinguishable anatomical characters], and the lack of evidence associating the apelike fossils with the hominid fossils, it was determined that Australopithecus afarensis is not a single species of hominid, but a synthesis of two taxa, a relatively unspecialized hominid and a generalized pongoid [ape].»

QUOTE«En se basant sur ces critères [les différences anatomiques entre hominidés et pongidés], et sur le manque d'éléments associant des fossils d'origine pongidé [singe] à des fossils hominidés, il apparaît évident que Australopithecus afarensis n'est pas une espèce d'hominidés, mais un mélange de deux taxons, une espèce hominidé commune et une espèce pongidé [singe]»

AUTHOR Ferguson W.W., And Alternative Interpretation of Australopithecus afarensis Fossil Material, Primates 24(3):397-409, 1983.

QUOTESMALL«In this case, the Hadar (and by inference the Sterkfontein) material consists of several distinct species which were previously jumbled together»

QUOTE«Les fragments du site Hadar (et par inférence ceux du site Sterkfontein) appartiennent à plusieurs espèces, ils ont été maladroitement mélangés.»

AUTHOR Hausler M. et Schmidt P., Comparison of the pelves of Sts 14 and AL 288-1: implications for birth and sexual dimorphism in australomithecines, J Hum Evol 29:363-383

Conclusion: De nombreux fragments, appartenant probablement à plusieurs singes, indiquent que plusieurs singes ont vécu sur le site d'Hadar. Un bout de fémur associé à la partie supérieur du tibia, et d'autres fragments indiquent que des humains sont morts également, à la même période ou à une autre période, sur ce même site. Les empreintes du site de Laetoli indiquent que des humains ont marché sur une terre boueuse à 50km. Dans quel monde peut-on déclarer la découverte d'une nouvelle espèce "hominidés" ou "homme-singe" à partir de ces trois éléments ? Le plus intéressant est que Johanson et Mary Leakey s'étaient initiallement accordés sur cette conclusion, celle des deux espèces, même si elle bousculait la chronologie évolutionniste académique.

Deux facteurs ont probablement induit Johanson en erreur, la datation des os, pas une seule fois il ne s'est dit que les datations pouvaient être incorrectes, ce genoux humain de 3,1 millions d'années était à coup sûr celui d'un de nos ancêtres, il pouvait donc légitimement et sans écart déontologique être "mixé" aux fragments de singe trouvés sur le même site. Le deuxième facteur, les dispositions évolutionnistes de Johanson, son désir de découvrir le chaînon manquant (il l'a écrit à plusieurs reprises), de faire la découverte du siècle, et d'atteindre la célébrité dans sa discipline, c'est chose faite. Le niveau de rigueur scientifique de toute cette opération est très bas, Johanson n'aurait jamais inventé Australopithecus afarensis, et des journaux scientifiques sérieux n'auraient pas donné du crédit à cette découverte si elle ne nourissait pas la mystique du chaînon manquant.

Lucy / Australopithecus afarensis est ultracontroversé, et a déjà à juste titre été réévalué par beaucoup de paléontologistes. Des experts par dizaines ont pris leur distance et ont adopté la position la plus raisonnable, celle des deux espèces. Lucy n'est d'aucun secours à la théorie de l'évolution, c'est même une plaie pour beaucoup d'évolutionnistes dans la mesure ou aucune autre découverte en paléoanthropologie n'a été promue à cette échelle (des milliers et des milliers de unes à travers le monde). Tout le monde connaît Lucy, peu savent que ce terme désigne une supercherie ridicule qui figure encore 40 après dans les manuels scolaires.

Note: Australopithecus afarensis désigne donc un ou des fragments associés à ce taxon. Selon le cas cela va désigner des fragments Homo sapiens ou des fragments singe. Le terme "Lucy" désigne lui un assemblage particulier d'os, si l'on enlève les fragments Homo sapiens qui lui ont été associés par erreur, et si cette créature a existé (les fragments appartiennent bien au même individu), il s'agit d'un australopithèque ou chimpanzé de petite taille.

Homo habilis

En 1960, Louis et sa femme Mary Leakey découvrent des os aux gorges Olduvai en Tanzanie. Ces os ont premièrement été considérés comme faisant le pont entre australopithèque (singe) et Homo sapiens (humain). Certains os sont distinctement des os de singe, d'autres distinctement des os humains, nous constaterons à travers les citations qui suivent que cet ensemble est composite (plusieurs espèces) et très mal défini.

Par exemple Zinjanthropus (Nutcracker man, Zinj ou Australopithecus bosei) est un specimen australopithèque, il a été trouvé à proximité d'outils de pierre qui a convaincu Mary Leakey de lui donner une dimension "théorie de l'évolution", et qualifier ce squelette d'ancêtre du genre Homo.

QUOTESMALL«Habilis has always been controversial in anthropology»

QUOTE«Habilis a toujours été accompagné de son lot de controverses dans le milieu de l'anthropologie.»

AUTHOR Leakey R., et Lewin R., Origins reconsidered: In Search of What Makes Us Human, p.110 1992

QUOTESMALL«an all-embracing wastebasket species into which a whole heterogeneous variety of fossils could be conveniently swept»

QUOTE«Un panier de crabes dans lequel on a balancé tout un tas de variétés de fossiles hétérogènes»

AUTHOR Tattersall I., Schwartz J., Extinct Humans, p.111 2001

Deux specimens Homo habilis

QUOTESMALL«Unfortunately, the Olduvai remains are very fragmentary. OH 7 (the type) consists of a broken mandible with teeth, parts of two parietals, and hand bones. Other individuals described in the 1964 report are just as incomplete, and several have been removed from the hypodigm at least temporarily.»

QUOTE«Malheureusement, les restes du site Olduvai sont très fragmentaires. Le specimen OH 7 c'est en fin de compte un os mandibulaire cassé avec des dents, deux morceau d'os pariétal, et des os de main. D'autres individus décrits dans le rapport de 1964 sont simplement incomplets, une partie a même été retirée de l'hypodigme [ensemble], au moins temporairement.»

AUTHOR Rightmire G.P., Variation among early Homo crania from Olduvai Gorge and the Koobi Fora Region, Am J Phys Anthropol 90:1, 1993

Certains fragments sont des fragments humains, d'autres sont des fragments singes.

QUOTESMALL«[OH 35] in many was resembles that of H. sapiens; indeed there are fibulae from modern, human beings which resemble it almost exactly.»

QUOTE«[OH 35] à bien des égards ressemble à un fibula humain, certain fibula Homo sapiens modernes ressemblent même exactement à celui-ci.»

AUTHOR David P.R., Hominid fossils from bed 1, Olduvai Gorge, Tanganyika: A tibia and fibula, Nature 201, 1964

QUOTESMALL«We still don't understand Habilis.»

QUOTE«Nous ne comprenons toujours pas Habilis.»

AUTHOR Ann Gibbons (correspondante journal Science, évolution), New Fossils Out Face on Mysterious Human Ancestor, 2012

QUOTESMALL«In my view, the species is too unlike H. erectus to be its immediate ancestor, so a simple, linear model explaining this stage of human evolution is looking less and less likely»

QUOTE«De mon point de vue, l'espèce est trop différente de H. erectus pour être son ancêtre immédiat, un modèle simple et linéaire qui pourrait expliquer cet étape dans l'évolution humaine semble de plus en plus invraisemblable.»

AUTHOR Bernard Wood (George Washington University), Human Evolution; Fifty years after Homo habilis, Nature 508, 2014

QUOTESMALL«Even with all the fossil evidence and analytical techniques from the past 50 years, a convincing hypothesis for the origin of Homo remains elusive»

QUOTE«Malgré tous les relevés fossiles, et avec les techniques analytiques des 50 dernières années, il n'y a pas hypothèse plausible pour l'origine du genre Homo»

AUTHOR Bernard Wood (George Washington University), Human Evolution; Fifty years after Homo habilis, Nature 508, 2014

QUOTESMALL«It is remarkable that the taxonomy and phylogenetic relationships of the earliest known representatives of our own genus, Homo, remain obscure… reassessments of the fossils themselves have rendered untenable a simple unilineal model of human evolution, in which Homo habilis succeeded the australopithecines and then evolved via H. erectus into H. sapiens - but no clear alternative consensus has yet emerged»

QUOTE«De manière remarquable, les relations taxonomiques et phylogénétiques entre les premiers représentants de notre propre groupe, Homo, demeurent obscures… la réévaluation des fossiles, a rendu le modèle d'évolution simple et unilinéaire intenable. Dans le cadre de ce modèle Homo habilis aurait succédé à australopithèque, puis évolué via Homo erectus en Homo sapiens, aucune alternative qui ferait consensus n'a émergé.»

AUTHOR Bernard Wood (George Washington University), Origins and evolution of the genus Homo habilis, Nature 355

QUOTESMALL«Researchers have been debating the reality of this species ever since it was first discovered in 1964.»

QUOTE«Les chercheurs ont débattu sur la réalité de cette espèce depuis sa découverte en 1964.»

AUTHOR Cartmil M., et Smith F.H., The Human Lineage p.217, 2009

QUOTESMALL«Fifty years after the recognition of the species Homo habilis as the earliest known representative of our genus, the origin of Homo remains clouded.»

QUOTE«Cinquante ans après la reconaissance de l'espèce Homo habilis en tant que première représentante de notre groupe, l'origine du genre Homo demeure brumeuse.»

AUTHOR Villmoare B. et al, Early Homo at 2.8 Ma from Ledi-Geraru, Science 327, 2015

QUOTESMALL«Homo habilis is an empty taxon inadequately proposed and should be formally sunk.»

QUOTE«Homo habilis est un taxon vide et inadéquat, il devrait être simplement supprimé.»

AUTHOR Brace C.L., Biological parameters and Pleistocene hominid life-ways

QUOTESMALL«Of the several dozen specimens that have been said at one time or another to belong to this species, at least half probably don't. But there is no consensus as to which 50 percent should be excluded. No one anthropologist's 50 percent is quite the same as another's»

QUOTE«Une douzaine de specimens ont appartenu à un moment donné à cette espèce, au moins la moitié n'y a pas sa place. Par contre, il n'y a même pas de consensus sur les 50% qui devraient en être exclus. Aucun anthropologiste n'est d'accord sur la moitié qu'il faut conserver.»

AUTHOR Leakey R.E., et Lewin R., Origins Reconsidered; In Search of What Makes Us Human

QUOTESMALL«[Homo habilis established] on the basis of material so scanty and incomplete»

QUOTE«[Homo habilis a été défini] sur la base de fragments très pauvres et incomplets»

AUTHOR Bielicki T., Tobias P.V., On Homo habilis, Curr Anthropol 7(5), 1966

QUOTESMALL«It is clear that there is much variation within the hypodigm of Homo habilis, and the status of this taxon remains unsettled.»

QUOTE«Il est clair qu'il y a une variabilité importante au sein de l'hypodigm [ensemble] Homo habilis, le statut de ce taxon n'est pas fixé à ce jour.»

AUTHOR Rightmire G.P., Variation among early Homo crania from Olduvai Gorge and the Koobi Fora Region

QUOTESMALL«Nearly half a century of accumulating evidence and discussion has left Homo habilis more open to question, more insecure that it ever was… Homo habilis remains more of an evolutionary idea than an example of anatomical fact linking one species to another»

QUOTE«Cela fait presque un demi-siècle que les éléments s'accumulent et les discussions se succèdent à propos de Homo habilis, la question est plus ouverte et le statut de Homo habilis plus incertain qu'il ne l'a jamais été… Homo habilis est davantage une idée évolutionniste qu'une réalité anatomique reliant deux espèces.»

AUTHOR Reader J., Missing Links, Oxford University Press, p.332, 2011

Conclusion: La plupart des squelettes Homo habilis sont des reconstructions, les différentes parties sont découvertes à une certaine distance les unes des autres, contrairement aux squelettes enterrés de Homo floresiensis par exemple. Aucun squelette complet n'a jamais été trouvé, il s'agit souvent principalement de fosses, au sein desquelles on trouve des os de singe, d'australopithèque, de cochon, et des os humains. Des traces d'activité humaine proche de certain site ont probablement constitué le seul, très maigre argument pour inventer l'espèce Homo habilis (L'homme habile). Le taxon Homo habilis n'est pas clairement défini, le niveau de rigueur scientifique est très bas, par conséquent la confusion est grande pour de nombreux experts. Plusieurs paléontologistes ont à juste titre demandé que ce groupe soit supprimé dans la mesure où il ne désigne rien de précis. Pour ce qui est de la lecture évolutionniste des restes, on devine que la même erreur a été commise, à savoir se baser sur la théorie de l'évolution elle-même, et les datations incertaines pour catégoriser les fragments, et les mixer en une seule espèce intermédiaire pour coller à la date (1,8 millions d'années pour certain fossiles). Rien n'indique ou ne suggère une évolution ou une espèce intermédiaire homme-singe ou singe-homme.

Australopithecus sediba

En 2008, un enfant de neuf ans Matthew Berger découvre une fosse remplie d'os, parmi lesquels il trouve une clavicule d'australopithèque. C'est son père Lee Berger qui prendra le site en main et fera les premières analyses. Deux specimens sortent du lot, MH1 et MH2, l'un complet à 40% l'autre à 60%, les deux sont issus d'une reconstruction, la plupart des os étaient éparpillés sur le site, il y a aussi des fragments provenant de 4 autres individus, dont un squelette de main bien conservé. La datation radiométrique donne un âge autour de 1,97 millions d'années. Le terme Australopithecus sediba a été proposé pour désigner cet ensemble.

Au. sediba, MH1 et MH2

QUOTESMALL«According to our analysis, the spinal columns of the two skeletons represent two different hominid genera - AUstralopithecus and Homo …»

QUOTE«Nous avons analysé que la colonne vertébrale de deux squelettes appartiennent en fait à deux genres différents, l'une à australopithèque, l'autre à Homo…»

AUTHOR Been E. et Rak Y., The lumbar spine of Australopithecus sediba indicates two hominid taxa, PaleoAnthropology, 12, 2014

Le paléontologiste Yoel Rak, poursuivant sur sa lancée, a également déterminé que la mâchoire de MH1 était similaire à une mâchoire australopithèque, celle de MH2 à une mâchoire humaine.

La cage thoracique, et la configuration de la clavicule, nous allons le voir, sont clairement simiesques, le squelette de la main et une des deux mâchoires sont humains. Paradoxalement cela a dérangé les experts qui y ont vu une incohérence, certain caractères trop humains, d'autres trop singes, la conclusion inévitable est celle des deux espèces, comme pour Au. afarensis.

Dans le papier détaillant la découverte de Australopithecus sediba, paru le 9 avril 2010, le terme "hand" n'apparaît pas une seule fois, il n'est associé ni au specimen MH2, ni au specime MH1 qui sont pourtant précisément décrits. Cette main a été retrouvée sur le même site, mais les raisons pour lesquelles elle a été associée à Australopithecus sediba a posteriori ne sont pas claires. Pour quelle raison cette main humaine est-elle systématiquement associée à Australopithecus sediba ?

Au. sediba, main

QUOTESMALL«The overall shape of the upper thorax of Au. sediba is clearly more ape-like»

QUOTE«La forme générale de la partie supérieure du thorax de Au. sediba est davantage semblable à celle des singes.»

AUTHOR Schmid P., et al, Mosaic morphology in the thorax of Australopithecus sediba, Science 340

QUOTESMALL«The importance of the Pongo-like scapular morphology of MH2 is unclear. Orangutans are the only large-bodied ape to retain a predominantly arboreal lifestyle, and they engage in the greatest amount of forelimb suspension during locomotion of any of the great apes»

QUOTE«La morphologie scapulaire [des épaules] clairement simiesque de MH2 est difficile à interpréter. Les orang outans sont les seuls gros singes à vivre majoritairement dans les arbres, parmi les grands singes, ce sont eux qui passent le plus de temps en suspension pendant leurs déplacements.»

AUTHOR Curchill S. et al, The upper limb of Australopithecus sediba, Science 340

QUOTESMALL«we consider Au. sediba to be more appropriately positioned within Australopithecus»

QUOTE«Pour nous, Australopithecus sediba est à classer parmi les australopithèques»

AUTHOR Berger L., et al, Australopithecus sediba: a new species of homo-like Austropilth from South Africa, Science 328

QUOTESMALL«We argue that MH 1 provides clear evidence that A. sediba was uniquely related to A. africanus [an extinct australopithecine ape] and that the hypothesis of an extensive ghost lineage connecting A. sediba to the root of the Homo clade is unwarranted.»

QUOTE«Nous soutenons que MH1 suggère distinctement une relation entre A. sediba et A. africanus [espèce singe-australopithèque éteinte], également que l'hypothèse d'une relation de lignée entre A. sediba et la lignée Homo est injustifiée.»

AUTHOR Kimbel W.H., et Rak Y., Australopithecus sediba and the emergence of Homo: Questionable evidence from the cranium of the juvenile holotype MH 1 J Hum Evol 107, 2017

QUOTESMALL«Though the doyens of paleoanthropology credited him with a jaw-dropping find, most dismissed his interpretation of it. A. sediba was too young, too weird, and not in the right place to be ancestral to Homo: it wasn't one of us. In a sense neither was Berger. Since then, prominent researchers have published papers on early Homo that didn't even mention him or his find.»

QUOTE«Bien que les doyens de la paléoanthropologie aient donné un crédit inédit à sa découverte, la plupart ont maintenant réfuté ses interprétations. A. sediba est trop jeune, trop étrange, pas au bon endroit pour être un ancêtre de Homo: il n'était pas l'un des notres. Depuis cette découverte, des chercheurs éminents ont publié sur les premiers Hommes, sans mentionner Berger ou mentionner sa découverte.»

AUTHOR Shreeve J., Mystery Man, National Geographis, October 2015, p.30-57

QUOTESMALL«Dr. Wood gave little credence to Dr. Berger's arguments that Australopithecus is a direct ancestor of the human group, saying there was too little time for the small-brained, tree-climbing ape to evolve into large-brained Homo erectus»

QUOTE«Dr Wood n'a accordé que peu de crédit aux arguments du Dr Berger voulant faire d'australopithèque un ancêtre direct du groupe humain. Sa réponse a été que le temps était trop court et ne permettait pas à ce singe arboricole, avec un petit cerveau d'avoir évolué en Homo erectus.»

AUTHOR Wade N., New Fossils May Redraw Human Ancestry, New York Times Science, 2011

QUOTESMALL«We do not believe… That Au. sediba has a unique relationship to the genus Homo.»

QUOTE«Nous pensons qu'Australopithecus sediba n'a pas le moindre lien avec le genre Homo.»

AUTHOR Bill Kimbel (Arizona State University), A famous 'ancestor' may be ousted from the human family, Science, April 2017

QUOTESMALL«It's not everything the rumor mill said it was going to be. It's not a missing link»

QUOTE«Les rumeurs sont trompeuses. Ce n'est pas un chaînon manquant.»

AUTHOR John Hawks, University of Wisconsin-Madison, rapporté par Charles Q. Choi pour livescience.com, Fossil Skeletons May Be Human Ancestor (2010)

Conclusion: il y a une cohabitation d'ossements singes et d'ossements humains, les os qui composent l'ensemble Sediba ne sont pas issus d'une espèce intermédiaire, ou forme transitionnelle, il s'agit d'un mélange de fragments issus d'humains et d'australopithèques ou de singes, certains sont distinctement des os de singe, d'autres distinctement des os humains. Eventuellement il peut s'agir d'une espèce australopithèque ou singe avec des anomalies, ou des spécificités. Il est toujours impressionnant de voir l'extrapolation et les interprétations aventureuses qui peuvent être faite à partir de restes incomplets, de bouts d'os collés ensemble. Berger s'est simplement trompé lorsqu'il a réunis ces os pour en faire une seule nouvelle espèce. Ce genre d'erreur est courant, d'autant plus quand il y a une motivation pour trouver une espèce intermédiaire, les raccourcis biaisés sont difficiles à éviter. Berger a d'ailleurs publiquement admis que la découverte d'un "chaînon manquant" était l'ambition de sa vie. Ella Been et Yoel Rak de l'université de Tel Aviv soutiennent qu'il s'agit bel et bien de deux espèces mixées en une seule, c'est effectivement la conclusion la plus raisonnable. Aussi peut-on s'attendre à ce que Au. sediba, ou en tout cas les spéculations évolutionnistes associées à ces fragments tombent petit à petit dans le discrédit.

Homo naledi

En 2013, deux explorateurs découvrent une collection d'os humains dans une grotte en Afrique du sud. Lee Berger, très déçu de l'accueil très froid qui a été réservé à son Australopithecus sediba quelques cinq ans auparavant est contacté par les deux aventuriers.

Un ensemble de 1550 os, regroupés en 15 individus, collection qualifiée "[d'] assemblage de fossiles hominidés le plus fourni jamais découvert en Afrique" (Berger L.R., Homo naledi, a new species of the genus Homo from the Dinaledi Chamber).

Très peu d'os ont été trouvés en articulation avec d'autres, il n'y a aucun squelette complet, aussi un assemblage de 737 os a été réalisé. Les 15 specimen ont été qualifiés "morphologiquement homogènes", et assignés à une nouvelle espèce Homo naledi.

Homo naledi

QUOTESMALL«The morphology of the cranium, mandible, and dentition is mostly consistent with the genus Homo, but the brain size of Naledi is within the range of Australopithecus.»

QUOTE«La morphologie de la boîte crânienne, de l'os mandibulaire, de la dentition est généralement en phase avec celle du genre Homo, par contre Naledi a un cerveau plutôt de la taille du cerveau australopithèque.»

AUTHOR Berger et al., Homo naledi, a new species of the genus Homo from the Dinaledi Chamber

C'est l'information principale sur Naledi, une boîte crânienne anormalement petite. Cela a pu favoriser une lecture "primitive" des squelettes, cette lecture n'a pas lieu d'être. Le même argumentaire que pour Homo floresiensis et Homo erectus peut être opposé aux conclusions hâtives de Lee Berger. Un petit cerveau n'est pas forcément un caractère primitif, des centaines de milliers d'Homo sapiens aujourd'hui souffrent de malformations et ont cette même anomalie. Syndrome de Laron, régime très déséquilibré et surtout population à haut degré de consanguinité sont les facteurs les plus classiques.

La conclusion selon laquelle Homo naledi était moins intelligent que Homo sapiens est encore plus aventureuse.

QUOTESMALL«there is no strong direct relationship between brain size and intelligence among modern humans»

QUOTE«Pour l'homme moderne, il n'y a pas de relation directe entre taille du cerveau et intelligence.»

AUTHOR Willerman L. et al., In vivo brain size and intelligence, Intelligence 15, 1992

Le pied est une partie intéressante du squelette, surtout pour des non specialistes. Si vous avez la chance de trouver un pied associé à un squelette, vous devriez très facilement pouvor catégoriser le squelette, tant le pied est différent entre les singes (on parle alors de patte inférieure) et l'homme.

Le squelette de pied est là pour Naledi, et sans surprise, c'est un pied humain.

Homo naledi, pied

QUOTESMALL«If you found the foot by itself, you'd think some Bushman has died»

QUOTE«Si vous n'aviez trouvé que le squelette du pied, vous l'auriez probablement attribué à un San (ethnie Africaine locale)»

AUTHOR Shreeve J., Mystery Man, National Geographic, Octobre 2015, p. 43

QUOTESMALL«The foot is indeed strikingly human… and suggests it walked and possibly ran much like modern humans.»

QUOTE«Le pied est humain … et suggère que Naledi marchait, et probablement courrait comme l'homme moderne court.»

AUTHOR Gibbons A., New human species discovered, Science, 2015

Même histoire pour un squelette de main droite qui a pu être reconstitué.

Homo naledi, main

Plusieurs issues ont été soulevées, notamment à propos de la courbure des doigts. Et d'autres particularités légères du squelette, clavicule courte etc. Ces degrés de variation sont explicables, il faut simplement prendre en compte la plasticité du squelette au sein de l'espèce Homo sapiens, et éventuellement les réponses morphologiques et ou epigénétiques du corps.

QUOTESMALL«We might tend to think of a skeleton as basically a steel superstructure our muscles are draped over, but our bones are living, growing, and changing based on use, just as much as the rest of us. For climbers of all sorts, the suspension of weight and the repeated strong gripping applies stresses that induce the digits of the fingers to curve. This is visible in x-rays of athletes, and is visible in the bones of naledi's fingers as they rest in your hand.»

QUOTE«On assimile le squelette à une superstructure fixe, à laquelle sont attachés les muscles, mais les os sont vivants, croissent, et changent selon les pressions qu'ils subissent, comme le reste du corps. Pour les grimpeurs par exemple, la suspension et l'accroche répétée appliquent une pression, les doigts ont alors tendance à se courber. Pour les athlètes, on peut le voir en rayons x, c'est également visible pour la main de Homo naledi.»

AUTHOR Howley A., Homo naledi's powerful hand up close, National Geographic, 16 septembre 2015.

QUOTESMALL«White is not alone in his uneasiness over H. naledi. Reviewers at top scientific journals also found evidence for the new hominin species to be suspect. Berger and his team originally submitted multiple papers on H. naledi to the prestigious journal Nature, which rejected them.»

QUOTE«White n'est pas le seul à être inquiet à propos de H. naledi. Plusieurs chercheurs participants à des revues scientifiques sérieuses sont aussi d'avis que cette nouvelle espèce homininé est suspecte. Berger et son équipe ont proposé plusieurs papiers à propos de H. naledi à la revue Nature, tous ont été refusés.»

AUTHOR Martin G., Bones of Contention: Cal paleo expert doubts Homo naledi is new species

Conclusion: La communauté paléo dans son ensemble rejette aujourd'hui la piste de Homo naledi en tant que chaînon sur la lignée singe-homme. Homo naledi est une variante de Homo erectus et ou de Homo floresiensis, ces groupes appartiennent à la famille humaine, à l'espèce humaine, à Homo sapiens. Les variabilités sont très légères et peuvent s'expliquer par une combinaison de facteurs, de type pathologiques, épigénétiques ou raciaux (ethniques). Il n'y a aucune interprétation ésotérique ou évolutionniste à faire. La disposition des corps et le caractère inaccessible et sombre de la grotte sont également des indices d'une maîtrise du feu, et d'une inhumation rituelle, propre à l'homme.

Conclusion

Homo floresiensis (Homme de flores), Java man, China man, Turkana boy, Homo naledi, Homo erectus désignent des restes de squelettes humains, appartenant sans aucun doute à plusieurs races. Les difformités, anomalies, petites ou grandes tailles peuvent s'expliquer par plusieurs facteurs: mauvais régime alimentaire, mauvaise santé, maladie, isolement reproductif et consanguinité, spécificités raciales. Plusieurs champs scientifiques, notamment l'anthrolopologie et la médecine fournissent des explications rationnelles et soutenues par des cas réel (syndrome de Down, syndrome de Laron, conséquences de la consanguinité). Les éléments indiquant qu'il s'agit d'humains abondent, en dehors des specimen eux-même, les habitudes de vie, rites funéraires, artefacts laissés à proximité, capacités de navigation pour l'homme de Flores ne laissent qu'une infime place au doute. Ces squelette n'indiquent rien qui soit en faveur de la théorie de l'évolution, sinon que des humains ont vécu et sont morts dans le passé.

Homo neanderthalis (Homme de Néandertal) et Denisovan (Homme de Denisova) désignent également des groupes humains, qui ont une proximité encore plus grande avec l'homme européen. Le consensus sur leur intégration à la famille humaine (Homo) est quasiment total. Des études ADN abondent d'ailleurs dans ce sens. Les hommes de Néandertal et de Denisova sont en majorité de taille supérieure à l'homme moderne européen, ont une technologie et des capacités avancées. Il n'y a rien qui soit en faveur de la théorie de l'évolution et de la transformation d'une espèce singe en espèce humaine sur des temps long.

Ardipithecus ramidus est un composé de fragments retrouvés éparpillés dans une fosse. Il est déjà aventureux d'avoir recomposé un squelette à partir de restes retrouvés dans une zone large, toujours est-il que le squelette de patte inférieure, et le crâne ne laissent aucune place à l'interprétation libre, c'est un singe, probablement un chimpanzé.

Australopithecus afarensis (Lucy), Homo habilis, Australopithecus sediba désignent des ensembles composites. Dans le cas de Australopithecus afarensis (Lucy) le caractère frauduleux de l'opération est stupéfiant, un squelette de genoux humain, une machoîre chimpanzé, des fragments d'os de singe retrouvés sur le même site et des empreintes humaines à 50km ont simplement été mixés, et une espèce d'hominidé a été inventée. Il ne s'agit pas de vues subjectives mais bien de méthode scientifique, deux morceaux de fémur humain, des os de singe à proximité, et des empreintes de pied à 50km ne constituent à eux trois ni une preuve ni une bonne indication pour une espèce transitionnelle. C'est la même chose pour sediba, un squelette reconstruit à partir de restes trouvés dans une fosse (parmi des restes de cochon), une main parfaitement humaine, et d'autres parties singes. Homo habilis, qualifié de "panier de crâbe" est aussi un ensemble composite qui n'a aucune consistance. Ces restes peuvent effectivement constituer des espèces transitionnelles, il n'y a jamais de probabilité 0% ou 100% en science, cependant nous sommes très loin de pouvoir tirer des conclusions nettes. Des fragments osseux de singes et d'hommes, retrouvés séparés les uns des autres sur un même site indiquent que des humains ont vécu dans la même région, et ou sont morts au même endroit que des singes ou australopithèques.

QUOTESMALL«Even with all the fossil evidence and analytical techniques from the past 50 years, a convicing hypothesis for the origin of Homo remains elusive.»

QUOTE«Magré les fossiles trouvés, et les techniques d'analyse de ces cinquante dernières années, il n'y a toujours aucune hypothèse plausible pour l'origine du genre Homo.»

AUTHOR Bernard Wood (George Washington University), Human Evolution; Fifty years after Homo habilis, Nature 508, 2014

Nous nous permettons de reproduire la citation de l'introduction.

Il n'y a pas eu d'évolution humaine, la science moderne ou en tout cas la paléoanthropologie n'a aucun élément à apporter qui aille dans le sens de la théorie de l'évolution. La plupart des éléments commentés ici est connue d'une partie notable des paléoanthrolopogistes, scientifiques et ou experts, le grand public lui est souvent maintenu dans l'ignorance ou dans le flou.

Même lorsque des conclusions simples et terre à terre s'imposent, par exemple la cohabitation de restes humains et de restes singe sur le site d'Hadar, ou alors la consanguinité et la maladie comme explication de la petite taille de Homo floresiensis, des mauvaises conclusions, interprétations très exagérées ou mensogères sont souvent faites. La cause de ces habitudes est la dimension religieuse, ou dogmatique qu'attache une partie des scientifiques évolutionnistes à la théorie de l'évolution.

Plusieurs éléments indiquent que le paradigme évolutionniste est sur une pente descendante, en terme d'adhésion, de consensus scientifique, et de compréhension par le grand public. Ce constat n'est pas limité au champ de la paléoanthropologie, on pourrait faire sensiblement le même dans les champs de la microbiologie, génétique des populations et paléontologie.

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La rédaction